
A un mois du départ, le patron du Dakar Etienne Lavigne rassemble ses troupes. Et veut faire taire les rumeurs. Oui malgré la crise, le Dakar sera un grand rendez-vous du sport et de l'automobile. "Je suis toujours étonné d'entendre que le Dakar ne va pas bien" lance Etienne Lavigne. "Cette année encore, les concurrents, les partenaires et les pays hôtes sont au rendez-vous. Malgré le contexte économique difficile, et les multiples désengagements observés ça et là dans le sport automobile, le Dakar se porte bien!" Certes, mais le nombre de concurrents a baissé (environ 400 contre 500 l'année dernière). Et des poids lourds comme Mitsubishi ont jeté l'éponge.
Nouveaux enjeux
Mais le spectacle devrait tout de même être au rendez-vous. Tout d'abord, côté auto. Les essence ont obtenu une bride plus large, pour suivre les turbo diesel. Les écarts devraient donc se resserrer, avec une lutte au sommet entre les Touareg de Volkswagen et le X-raid Team de Stéphane Peterhansel. Côté moto, les engins ont été plus sévèrement bridés, à 450cc. Au total 184 motos et quads, 138 voitures et 50 camions seront engagés sur un tracé au départ de Buenos Aires jusqu'au Chili, en passant par le désert d'Atacama et la Cordillière des Andes. Mais dès l'année prochaine, le rallye pourrait retrouver les terres africaines.
Retour en Afrique
Le Chili souhaite en effet préserver l'environnement, une condition difficilement conciliable avec le rallye-raid. Les tractations pour établir le tracé 2010 avaient déjà été complexes. "Il faudra attendre les prochaines échéances présidentielles pour y voir plus clair" a précisé Etienne Lavigne. "Les Etats africains n’ont pas encore les structures suffisantes pour imposer de telles contraintes". L'Afrique, toujours présente dans la tête des organisateurs ASO (Amaury Sport Organisation). Etienne Lavigne lâche même que des contacts existent avec l'Afrique de l'Est. "C'est ce qui nous motive. Nous sommes là pour donner du rêve et l'Afrique nous fait tous rêver..." a confié le patron du Dakar.
Question financière
Reste le coût financier. "En Amérique du Sud, nous sommes invités, l’Argentine et le Chili nous versent 12 millions d’euros pour organiser la course" lance Etienne Lavigne. Et cette question pourrait peser lourd dans la balance en 2011.
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