
Selon le site Internet de la Fondation Jacques Chirac visité par l’APS, l’ancien chef de l’Etat français est dans la capitale béninoise dans le but de participer à la mobilisation internationale contre les faux médicaments lancé à Cotonou pour ‘’combattre l’économie criminelle des faux médicaments’’.
‘’Un médicament sur quatre utilisé dans les pays en développement est faux. Quelque 200 000 décès par an pourraient être évités, si les médicaments prescrits contre le paludisme étaient conformes à la réglementation et capables de traiter réellement la maladie’’ a notamment dit l’ancien président citant l’OMS.
Revenant sur le choix de Cotonou, la Fondation Chirac a voulu, selon son président, ‘’saluer celles et ceux qui ont réussi à faire du laboratoire de contrôle de la qualité des médicaments de Cotonou, une référence qui servira d’exemple à d’autres implantations’’.
Pour lui, ‘’le début du combat c’est de se donner les moyens de vérifier la qualité des médicaments mis sur le marché et disponibles dans les hôpitaux, les dispensaires et les officines’’.
Le président Chirac s’est dit ‘’révolté’’ d’abord parce que l’économie des faux médicaments ‘’s’attaque aux pays les plus pauvres, et, en leur sein, à des familles sans protection sociale et sans moyens’’ ensuite parce qu’elle concerne les médicaments les plus indispensables à la santé individuelle et collective.
‘’Les médicaments qui soignent le paludisme, la tuberculose, le SIDA’’, parce que c’est une économie qui s’insinue partout, sur les marchés des rues, comme sur Internet et qu’elle grossit au point que ses revenus dépassent ceux du trafic de la drogue’’, a relevé M. Chirac.
La même source précise que le document, de cet appel de Cotonou lu par l’ancien président français est soutenu par les présidents Blaise Compaoré du Burkina Faso, Mamadou Tandja du Niger, François Bozizé de Centrafrique, Denis Sassou Ngesso du Congo, Abdoulaye Wade du Sénégal et Faure Gnassingbé du Togo.
Ce document exprime le vœu de voir les Etats mettre en œuvre, sans délai, des politiques sécurisées d’accès universel à des médicaments de qualité, en cohérence avec les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).
Aussi, le document invite à la mise en application stricte des textes législatifs et réglementaires dans les Etats qui en disposent, et l’instauration d’un cadre législatif et réglementaire là où il fait défaut.
A cet effet, les signataires de cet appel s’engagent à ‘’œuvrer ensemble en vue d’éradiquer la production, le trafic et le commerce illicite des faux médicaments’’.
L’appel de Cotonou n’est que le prélude d’une forte campagne de sensibilisation et de mobilisation que la Fondation Jacques Chirac entend mener contre les médicaments falsifiés.
Elle pense, prochainement, réunir lors d’un sommet entièrement dédié à l’économie criminelle des faux médicaments les dirigeants du monde pour mieux étudier la question et y apporter les meilleures réponses.APS
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