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Réforme des administrations fiscales : Le Fmi évalue le Sénégal et ses pairs africains | Réforme des administrations fiscales : Le Fmi évalue le Sénégal et ses pairs africains |
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| 10-03-2010 | ||||||||||||||
Réforme des administrations fiscales : Le Fmi évalue le Sénégal et ses pairs africainsLe département des finances publiques du Fmi fait le point sur la modernisation et les réformes des administrations fiscales des pays d’Afrique de l’Ouest dont le Sénégal. Il entend ainsi les aider à relever le défi de la mobilisation des recettes fiscales et d’attentes des contribuables. Le Centre régional d’assistance technique du Fonds monétaire international (Fmi) pour l’Afrique de l’Ouest (Afritac) veut savoir la situation actuelle des réformes et la modernisation des administrations fiscales des pays africains couverts par l’institution. Pour ce faire, il réunit, depuis hier à Dakar, les directeurs généraux des impôts et leurs proches collaborateurs avec la participation des représentants de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). L’objectif étant de faire le point sur les réformes et la modernisation des administrations fiscales. Déjà, des progrès ont été réalisés dans le passé, ainsi que le souligne le directeur du centre d’Afritac de l’Ouest. ‘De nombreux progrès ont été réalisés par les administrations fiscales au cours des ces années’, a déclaré M. Olivier Benon lors de l’ouverture du séminaire présidé par le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, M. Oumar Sylla. A titre d’exemples, M. Benon a cité l’organisation modernisée, les réformes des procédures telle la suppression de l’enrôlement pour les impôts à paiement spontanés, la communication plus efficace avec la société civile. ‘Ces réformes ont considérablement amélioré les relations entre les administrations fiscales et leurs usagers, les contribuables’, s’est-il réjoui. De son côté, le secrétaire général du ministère sénégalais de l’Economie et des Finances reconnaît tout de même que des défis restent à relever, malgré les efforts déployés par les dirigeants africains en matière de réformes et de modernisation des administrations fiscales. ‘Le combat pour le développement, engagé dans les pays ici représentés, appelle la mise en œuvre de politiques financière et économique appropriées. Tout en se situant à différents stades de la modernisation de leur système fiscal et de son administration lancée depuis plusieurs décennies, les administrations fiscales des Etats couverts par l’Afritac de l’Ouest font face à des défis communs. Malgré les avancées, les taux de prélèvement fiscal restent en deçà des potentialités’, a signalé Oumar Sylla. ‘Par ailleurs, la structure organisationnelle, les différents systèmes et procédures, et les services aux contribuables ne répondent pas nécessairement aux attentes nouvelles de la population fiscale et des pouvoirs publics’, a-t-il ajouté. C’est pour faire face à ces insuffisances que la plupart des Etats couverts par l’Afritac de l’Ouest s’engagent désormais dans des réformes dites ‘de seconde génération’, en vue de répondre aux objectifs définis au niveau national et régional, selon lui. A son avis, la nouvelle génération de réformes doit permettre de mettre en place des administrations fiscales efficaces, transparentes et équitables dont l’encadrement et le pilotage seront axés sur la gestion par objectifs. Au Sénégal, celle-ci se manifeste à travers le contrat de performance conclu en mars 2009 entre la Direction générale des impôts et domaines (Dgid) et le ministère de l’Economie et des Finances, sa tutelle.Walfadjri
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