
L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) a ouvert hier, jeudi 22 juillet à Dakar, un atelier de trois jours pour la validation du Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux du fleuve Sénégal (Sdage). Cette initiative qui est à sa deuxième phase a pour objectif, au de là de proposer aux Etats des objectifs de développement économique, de fixer à l’intérieur du périmètre du bassin versant du fleuve Sénégal, des conditions, tant sur le plan quantitatif que sur l’aspect qualitatif. Valider la deuxième phase du Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux du fleuve Sénégal (Sdage). Tel est l’objectif de l’atelier de trois jours, ouvert hier, jeudi 22 juillet à Dakar et organisé par l’Omvs. Cette rencontre regroupe l’ensemble des acteurs qui s’activent autour de la vallée du fleuve Sénégal. Les travaux sur le Sdage ont été menés par deux consultants français qui travaillent pour la Société du Canal de Provence et d’Aménagement de la Région Provençale à savoir Jean-Marc Philip et Dorothée Sondaz.
Le Sdage, confiné sur un document de 256 pages, porte sur deux volets essentiels que sont l’environnement et la gestion des risques mais aussi sur le développement de l’agriculture, de l’énergie et du transport.
Sur le premier volet, les consultants ont mis l’accent dans leur présentation sur le diagnostic environnemental du bassin du fleuve Sénégal. A cet effet, ils ont rappelé les principales problématiques environnementales qui ont été mises en évidences lors de la phase 1. Selon le consultant Jean-Marc Philip, il ressort de l’état des lieux une dégradation de l’environnement, causée par trois principaux facteurs. Parmi ceux-ci la sécheresse qui a sévi dans les années 70 à 90 et qui a particulièrement affecté les écosystèmes du bassin versant qui en subissent toujours les séquences. Le consultant de l’Omvs d’ajouter que « si la situation semble se stabiliser depuis les années 90, il n’en demeure pas moins que l’avenir du bassin est soumis à l’incertitude de l’évolution climatique ».
L’aménagement du fleuve a été aussi cité comme facteur de dégradation. Sous ce rapport, il a été admis que l’aménagement opéré sur le fleuve a un certain nombre de conséquences néfastes sur les écosystèmes et la santé humaine.
L’activité humaine est aussi a enregistré sous ce registre. C’est ainsi que la consultante Dorothée Sondaz, ingénieur du Groupe Environnement a estimé que « la pression humaine souvent male maîtrisée et avec une vision à très court terme s’est faite au détriment de la durabilité des pratiques culturales et pastorales mal contrôlées sans oublier l’utilisation des ressources sauvages à un rythme ne permettant pas leur régénération. Se faisant, Mme Sondaz a estimé que la sensibilisation et l’incitation aux bonnes pratiques semblent primordiale pour assurer la pérennité de ses activités. Ces facteurs dégradants ont eu un certain nombre de conséquences. Parmi celles-ci on peut citer la progression des maladies liées à l’eau, le manque d’assainissement des eaux usées et l’absence de périmètres dédiés à la protection qualitative des ressources.
C’est dans cette optique que le Maire de Ross Béthio, Babacar Diop a insisté sur la maîtrise de textes tels que le code de l’environnement et de l’eau. Il estime, à cet effet, qu’il est nécessaire de faire connaître aux populations ces textes, avant de préciser qu’un secteur agro-sylvo pastoral sans pâturage n’est pas durable.
Pour le conseiller technique du Ministre du tourisme, il faut mettre l’accent sur l’écosystème en développant le tourisme inter-État. Toutefois, il affirme que le risque d’investissement dans la langue de Barbari est très élevé à cause du problème lié à l’environnement
Le deuxième volet du Sdage s’est intéressé à la gestion des risques de crue et d’inondation. Ce volet met l’accent sur les intempéries enregistrées par de fortes crues, dont la puissance dévastatrice est une menace pour les populations et les activités riveraines. Les consultants ont suggéré à cet effet que la stratégie de réduction du risque d’inondation doit être cohérente à l’échelle d’un bassin versant et intégrer l’ensemble des composantes telles que l’évaluation du risque, information préventive, urbanisation raisonnée et entretien des cours d’eaux et des ouvrages annexes.
Dans le même sens, le préfet de Dagana a évoqué la gestion des digues de protection estimant que ces ouvrages sont agressés par les populations. Au-delà de ce problème, le préfet a aussi souligné la problématique de la compétence quant à la réparation ou l’entretien de ces ouvrages. Il a enfin insisté sur la mise en place de système d’alerte précoce.Sud quotidien















