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Le troisième adjoint au maire de Dakar, Yoro Bâ, a estimé mardi que ’’l’autonomisation des populations’’ est, à la place des aides ponctuelles, l’approche la mieux indiquée pour atteindre le développement social, économique, et culturel de la ville et de ses habitants.
’’L’autonomisation des populations nous semble être l’approche la mieux indiquée pour atteindre, à terme, un niveau décent de développement social, économique et culturel de Dakar et de ses habitants’’, a dit M. Bâ lors d’un atelier de partage sur la politique sociale de la mairie de Dakar.
Dans un document remis à la presse, la mairie de Dakar estime qu’il faut rompre avec ’’les solutions ponctuelles telles que les dons, les divers secours financiers aux indigents en s’orientant de manière résolue, vers des initiatives alternatives davantage porteuses d’un potentiel d’impact durable’’.
La municipalité de Dakar compte ’’promouvoir une solidarité participative inclusive’’, indique le texte, relevant que pour cela il s’avère ’’indispensable’’ de mettre en place un cadre institutionnel capable de prendre en charge les catégories vulnérables comme les enfants, les femmes, les personnes handicapées et celles du troisième âge.
Concernant les mesures d’accompagnement de cette politique sociale, la mairie jouera un rôle d’interface entre la population et les structures d’appui au développement local, un système de cotisation forfaitaire sera instauré pour faciliter l’obtention de la carte d’identification pour tous les résidents de Dakar, la revalorisation de la carte d’identité scolaire pour accéder aux services municipaux.
Les mairies d’arrondissement seront les lieux d’exécution de cette politique sociale. Le financement proviendra principalement du budget de la ville de Dakar, des cotisations forfaitaires et de ressources additionnelles émanant de la coopération internationale, un jumelage et du secteur privé.
La conseillère spéciale au maire de Dakar, Haoua Dia Thiam, qui a travaillé sur ce projet, estime pour sa part que ‘’faire du social, ce n’est pas seulement donner de l’argent’’.
Elle plaide pour la mise en place d’un cadre capable de prendre en charge les besoins des populations’’. Pour cela, dit-elle, le Fonds de développement et de solidarité municipal (FODEM) est la mamelle de cette politique sociale de la ville de Dakar.APS
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