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KARIM WADE AUX POPULATIONS DE LA BANLIEUE « Ce qui est en jeu, c’est notre crédibilité » | KARIM WADE AUX POPULATIONS DE LA BANLIEUE « Ce qui est en jeu, c’est notre crédibilité » |
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| 11-03-2010 | |||||||
C’est l’agence Senelec de Guédiawaye que les ministres Karim Wade et Samuel Sarr ont choisi pour procéder, mercredi matin, à la signature d’une convention avec le gouvernement chinois. Une convention visant à améliorer le renforcement et l’extension des réseaux électriques à Dakar et dans la banlieue, notamment Pikine et Guédiawaye. Ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures, Karim Wade, par ailleurs leader du mouvement politique « Génération du concret » a également profité de ce déplacement pour tenter de séduire la banlieue.Le déplacement de Karim Wade à Guédiawaye avait un caractère plutôt solennel, mais les responsables locaux du Parti démocratique sénégalais (Pds) se sont quand même mobilisés pour l’accueillir. C’est mercredi dans la matinée que Karim Wade et le ministre Samuel Sarr, ainsi que le directeur général de la Senelec sont arrivés à Guédiawaye. Et c’est la sénatrice Woré Sarr, par maire de la commune d’arrondissement de Gounass, qui a mobilisé ses militants, mais aussi des écoliers pour donner un cachet politique à l’évènement où étaient également conviés les imams de la banlieue dirigée par Youssoupha Sarr. S’adressant aux populations de la banlieue, Karim Wade soutient d’emblée qu’il n’a certes pas l’habitude de la politique de l’autruche, mais il pense également que les dirigeants ont l’obligation de toujours dire la vérité quelles que soient les circonstances. Et à l’en croire, dire la vérité aux Sénégalais qui font face aux coupures d’électricité, c’est leur avouer que l’énergie continue d’être un problème vital pour le Sénégal. « Je sais que le défi du redressement du secteur énergétique est difficile vu la progression démographique et la forte demande d’électricité, mais nous n’avons pas le choix parce que nous devons privilégier ce qui est en jeu », a-t-il indiqué. Et ce qui est en jeu, selon lui, « c’est notre propre crédibilité face aux Sénégalais qui nous ont fait confiance ». Ainsi, Karim Wade affirme que le projet qui a nécessité son déplacement en banlieue est estimé à un coût de 35 milliards de francs Cfa. « Il contribuera à résoudre de manière substantielle les difficultés d’alimentation en énergie de Dakar et surtout de sa banlieue dont tout le monde sait qu’elle me tient particulièrement à cœur », dit-il. Avant de confesser : « Ma satisfaction est surtout de savoir que bientôt les élèves apprendront leurs leçons dans les meilleures conditions, que les denrées alimentaires seront mieux conservées par les ménages et les foyers et enfin que les quartiers de la banlieue soient sécurisés. » Nettali
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